vendredi 21 décembre 2012

Compétences, voyage et catastrophe.

Maître et moi venons de faire un test de compétences juste pour le plaisir. Habituellement, je ne crois pas trop à ce genre d'exercices, mais celui-ci était intéressant et je trouve qu'il nous a bien cerné. Ce qui m'a beaucoup amusé, c'est le fait que Maître et moi soyons si différent niveau compétences. 

Il y avait 6 compétences:
-Investigateur.
-Pratique.
-Méthodique.
-Entreprenant.
-Social.
-Créatif.

Avec une certaine préférence pour Entreprenant et Investigateur, Maître couvre à peu près toutes les compétences à égalité. Bref, il est polyvalent. D'ailleurs, cela se ressent dans les métiers qu'on lui offre. Certes, ces métiers demandent beaucoup de responsabilités et s'encroûtent dans de la paperasses, il n'empêche que Maître pourrait tout faire.

Moi, cependant, c'est très différent. Toutes mes compétences sont axées vers le domaine créatif et les métiers également. En gros, je suis une artiste de A à Z.

La conclusion que l'on peut en faire? 

Bah aucune. C'était marrant.


xXxxxXx

Je pars dans 4 jours. À Londres.Retrouver le Maître.

Ma valise n'est pas prête et je suis occupée tout le weekend. Ça va être chouette la préparation. 

Ronron restera chez MamanChaton. Je vais m'ennuyer d'elle. Ça va être définitivement la dernière fois que je vais aller à Londres, du moins pas avant plusieurs années. 

C'est étrange.

xXxxxXx

Nous sommes le 21 Décembre et je suis toujours en vie.

Si c'est pas chouette ça.


Chaton




samedi 8 décembre 2012

Ronron

Ronron est notre chat. Un vrai chat. Poilu. Pas comme moi. Et le premier qui dit que je suis poilue se mange une tarte.

Bref, Ronron est notre chat adoré. Enfin, mon chat adoré. Maître se soucie autant de lui que de sa première couche.

J'ai adopté Ronron à la SPCA il y a quelques mois. Après plus d'une demi-année loin de chez moi, je venais de revenir à Montréal. Je me sentais seule sans Maître, pas trop à ma place dans la ville. J'avais besoin d'une présence, d'un animal. Pas 'un chien, trop de troubles, faut le sortir, trop dépendant...

Donc je suis allée à la SPCA avec MamanChaton avec la simple idée de regarder ce qu'il y avait, voir les animaux, les chats, les lapins, les hamsters... J'avais le coeur brisé, mais aucun coup de coeur. Il y avait des très beaux chatons, à l'air noble, tous très malheureux dans leur si petite cage. Tant qu'à avoir un chat, je voulais un chat aux poils longs, au visage écrasé, de préférence de couleur noire.

Et puis, alors que je me penchais pour regarder un magnifique chat aux poils longs, j'ai senti une patte sur mon visage. J'ai levé la tête. Et j'ai vu un chat orange, minuscule, qui me regardait avec supplication du style " Moi, moi, moiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii".

Le regard doux, sensible et implorant de Ronron.

Et j'ai craqué. 

Deux heures et 175$ plus tard, je suis partie avec Ronron qui n'avait qu'un petit mois et demi (sans même consulter le Maître qui me fait toujours savoir que je mérite d'être punie).

Moi qui voulais avoir un chat magnifique, joueur, curieux, vif, intelligent... J'ai le droit à un chat paresseux, goinfre, obèse et qui dort 20h sur 24, sauf la nuit. 



Ronron magnifique, joueuse, curieuse, vive et intelligente.
Chaton.
PS: Pour éviter que Ronron décide de me poursuivre pour publication de photos faisant atteinte de son intégrité, ce n'est pas elle dans les photos.
Elle est beaucoup plus obèse que ça.

dimanche 2 décembre 2012

Départ

Maître s'en va.

Pas pour longtemps. Juste 48 heures. Pourtant, j'ai l'impression que ça va durer des semaines. 

Deux jours, c'est un temps négligeable dans une vie de couple. Des tas de couples le vivent. Je sais déjà ce que je vais faire rester chez ma môman. Mes semaines d'examens viennent de commencer et j'ai assez d'études pour m'occuper 25h sur 24. 

Malgré tout, je ne peux pas m'empêcher de ressentir un pincement au coeur et d'avoir les larmes aux yeux. C'est dur. Il faut savoir qu'il n'y pas une journée que l'on passe sans se parler sur Skype. On est des sangsues, toujours collées. Mais là, il s'en va très loin. Pour une bonne raison, certes. Pour passer son test de Français pour l'immigration à l'autre bout du pays. 

J'ai l'impression que mon coeur va s'arrêter pour 2 jours.

Quand j'ai mal, je suis glaciale comme un iceberg. Je n'aime pas pleurer, je n'aime pas me confier. Je deviens agressive, irritable. Je suis enfermée dans une carapace depuis plusieurs mois. Mais depuis quelques jours, c'est l'enfer. ( " T'es dont ben de mauvaise humeur! ", me dit ma mère). Je me renfrogne. 

Il part. Je n'aime pas ça. 

C'est loin, où il va. Si son bus a un problème? Si c'est pas vraiment cet endroit qu'il doit aller? S'il échoue? (D'accord, d'accord, il est francophone, mais on sait jamais avec l'immigration ici). Si son portable ne marche plus, comment je peux lui envoyer des sms? S'il rencontre une belle fille et a un immense coup de coeur et décide de tout abandonner? S'il se perd? S'il manque son dernier bus? S'il meurt d'hypothermie à l'extérieur?

J'ai vraiment un problème.


Chaton.

vendredi 23 novembre 2012

Chaton

C'est étrange de commencer à écrire un blog, surtout à deux. Certes, il s'agit de mon idée que Maître a suivi de bon coeur, mais la sensation reste "space". Je vais me - nous - dévoiler sans me - nous - dévoiler en même temps. Une sorte de confidentialité superficielle.

Pourquoi un blog?

J'avoue avoir été inspirée par plusieurs blogueurs. Ils m'ont donné envie d'exprimer mon avis. Mon avis de jeune et d'étudiante. Qui vaut pas grand chose d'ailleurs.



Je parlais donc de mes inspirations. Il y en a plusieurs. Tout d'abord, la très populaire " Princesse Soso", blogueuse française, avec ses critiques acerbes et son humour assez particulier. Il y aussi le " Professeur Masqué ", connu pour ses remarques réalistes sur l'état de l'éducation québécoise, sans compter le " Prof Solitaire " qui est très engagé également dans ce milieu. Finalement, il y a les " (Z)imparfaites", ces deux mères qui ont décidé de briser l'idée de perfection maternelle. Y'en a d'autres, évidemment, mais c'est ceux-là qui m'ont le plus marqué. 

" Chaton&Maître " est donc arrivé sur la blogosphère. Je viens de me rendre compte à quel point le nom Chaton&Maître peut faire penser à un couple sado-maso à tendance dominatrice.



Classe. Ce n'était pas le but principal, évidemment. J'espère que je ne vais pas décevoir ceux qui pensaient que ce serait un blog de sado-maso à tendance dominatrice. Je ne suis pas du tout soumise et Maître n'est pas du tout un gros macho. Je ne me fais pas fouetter quoique.

Alors donc, Chaton fait son premier billet qui ne sera sans doute jamais lu. Pas grave. L'ego est dans le plafond quand même. La question sans doute posée est: Que peut bien écrire une jeune étudiante? Bah, des billets. Des articles. Des critiques. Ou alors: Pourquoi faire un blog à deux? Parce qu'on s'aime et qu'on fait s'qu'on veut, non mais! Parce qu'on a envie d'écrire notre histoire. Parce qu'on s'aime. Parce que c'est comme ça. Parce que y'a Billy l'Exterminateur à la télé. 

Je vous laisse sur une image dégoulinant d'amûûûûûûr et de choupi-style. Un jour je ferai un billet plus élaboré. Genre une critique. Ouais, ça serait chouette une critique.


Chaton.

mercredi 21 novembre 2012

"Elle", "moi", devint "nous"


Il était une fois notre histoire d'amour.

D'un forum Internet au moment 
 je m’endors à ses côtés en passant par la première fois que je la serre dans mes bras, voici comment notre histoire a débutée...  
Nous devons tout à un concert. Des larmes, une rupture, et notre rencontre.

Depuis plusieurs années, et un précédent concert datant de fin 2008, je m’étais inscrit sur un forum d’une chanteuse assez connue, et bien que je n’étais jamais vraiment retourné sur ce dernier, l’envie est revenue à l’approche d’un nouveau concert, 3 ans plus tard donc.
Je me disais qu’il pourrait être bien d’y aller ayant déjà certains contacts ce qui pourrait rendre la soirée plus agréable.
A vrai dire, je ne me souviens plus vraiment des échanges que j’ai eu sur ce forum, tout ce que je sais c’est qu’une jeune femme, qui pourtant en me lisant sur le forum m’a avoué plus tard qu’elle n’appréciait guère le ton de certaines de mes interventions a souhaité ardemment avoir mon Facebook. Oui les histoires d’amour, les contes de fées eux aussi n’échappent parfois pas à ce réseau social.
Finalement, cette personne a fini par l’obtenir, puis mon skype également.

Cela a commencé calmement, quelques messages et mots sur le mur de manière sporadique, rien de véritablement extraordinaire.
Et puis, de fil en aiguille comme on dit, nos échanges se sont multipliés, plus réguliers, plus nombreux… jusqu’à devenir quotidiens, pour finalement culminer à plusieurs heures par jour.
Qu’avions-nous donc de si important à nous raconter ?
Rien et tout à la fois. Tant de discussions complètement délirantes sur tout et n’importe quoi, ou l’on change totalement de sujet en plein milieu d’une discussion, ou l’on réinvente le monde d’utopie en utopie.
Nous n’avions que peu de limites dans nos délires verbaux.
A ce moment-là, on commence à se parler la journée, enfin s’écrire, puis à passer nos soirées ensemble, décrire le repas du soir, les films qu’on regarde, la journée que l’on a eu, etc.
Pour vous dire à quel point nous étions sans limites, à certains moments, dans les moments de difficultés et de doutes, nous étions si proches par les mots que l’on s’inventait un futur ensemble, nous parlions enfants, prénoms, voir même certaines choses plus intimes.
Pour éviter tout malentendu, cette jeune femme m’avait clairement dit qu’elle était en couple, que je ne devais absolument rien espérer et que nous ne serions jamais plus que, au mieux, des amis. Honnêtement, cela m’allait parfaitement, je ne cherchais rien de plus que ce que nous avions déjà.

Pourtant, et je ne m’attarderai pas sur cette partie pour des raisons évidentes, son histoire avec cette autre personne s’est mise à dérailler.
C’est donc impuissant que j’ai assisté à la descente aux enfers de cette jeune femme pourtant si joyeuse, insouciante, drôle et incroyablement attachante.
Des longues heures d’inquiétude, d’angoisse avaient désormais remplacés mes soirées si paisibles et agréables à discuter avec cette personne si loin de moi… car en effet, la distance entre nous se compte en milliers de kilomètres.
Je ne savais presque rien de son histoire, de sa vie, cela ne me regardait pas, mais voir une personne à qui l’on commence à vraiment s’attacher être démolie à ce point jusqu’à avoir des pensées d’auto destruction, ce fut dur, très dur… et ces souvenirs restent dans ma mémoire aujourd’hui.
Peut-être une raison, parmi d’autres, de pourquoi j’ai tant envie d’être protecteur avec elle, j’ai si mal quand je sais qu’elle souffre, quand je vois que des gens la blesse.

Je passerai sur beaucoup de détails de cette époque… je vais donc faire un petit bond de quelques semaines jusqu’à un soir ou tout a peut-être changé.

Malgré mes réticences et mon mal être éternel avec cet objet, un soir, nous discutions, webcam allumée, et l’idée de se voir est apparue.
La page de sa précédente histoire n’étant pas vraiment refermée, je me sentais mal à l’aise en pensant au fait de se voir car je lui ai avoué ce soir-là avoir peur que cette amitié, car nous étions devenus amis, évolue en un sentiment un peu plus fort de mon côté.
Je n’avais pas envie de me faire du mal pour rien, car autant pas une seule chose dans ce monde ne peut rendre plus heureux qu’être aimé par l’élue de son cœur, rien non plus ne peut dévaster et démolir autant une personne qu’un amour déçu, perdu.

J’étais en effet progressivement tombé sous le charme de cette jeune femme, sa personnalité, sa sensibilité, son humour, ses maladresses aussi, toutes ces petites choses de qui elle était qu’elle laissait échapper quand on discutait ensemble sans qu’elle ne le réalise.
Bizarrement, pendant très longtemps je m’étais toujours refusé à regarder ses photos sur Facebook, je parlais donc à une personne sans rien connaitre de son visage ni de son corps.
C’est vraiment sa manière d’être, sa beauté intérieure comme on entend souvent qui m’a séduit, et c’est quelque chose qui a beaucoup de valeur à mes yeux.

Finalement, après beaucoup d’hésitation, sans doute que cette attirance réciproque jamais vraiment ouvertement avouée mais qui transparaissait souvent dans nos propos m’a donné ce petit grain de folie et j’ai acheté mon billet d’avion.

Finalement, le 12 décembre 2011, c’est derrière les portes de ce métro que vous pouvez voir qu’elle apparut  ♥.♥

Elle courut, me sauta dans les bras, on s’embrassa, et ainsi démarra véritablement notre histoire.

Pour ceux qui se posent la question, oui, on ne peut pas aimer qu’une personnalité,  l’attirance physique compte beaucoup aussi…  je vous rassure donc, physiquement, je suis complètement sous son charme aussi, elle est ma femme idéale, tout simplement.
Rawrrrr :p

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A ce jour, bientôt 1 an après, malgré des moments très difficiles et tendus à cause de la distance, des doutes, et du fait de parfois avoir l'impression de ne pas reconnaître la personne dont on est tombé totalement amoureux, notre histoire continue, et l'heure du moment tant attendu des retrouvailles se rapproche petit à petit... nous avons tellement hâte!!

Je t’aime mon chaton, plus que tout, tu me manques terriblement, je te suis et serai toujours entièrement fidèle… et je veux faire ma vie avec toi.

Toi ♥
You are the one.

Maître.